GRAVES ATTAQUES SUR LA LIBERTE SCOLAIRE
Le gouvernement veut remettre en cause le régime de liberté d'ouverture des écoles privées. Dans le même temps, il entend limiter drastiquement la liberté pédagogique en imposant aux écoles indépendantes de respecter les programmes de l'Education nationale.
Espérances Banlieues : «Monsieur le Président, ne cassez pas les écoles hors contrat»
FIGAROVOX/TRIBUNE - Le Ministère de l'Education nationale projette de modifier le régime d'ouverture des établissements hors contrat. Eric Mestrallet, président de la Fondation Espérance banlieues, plaide en faveur de la liberté pédagogique, seul gage de la réussite des élèves.
Éric Mestrallet est président de la Fondation Espérance banlieues et auteur avec Harry Roselmack d'«Espérance Banlieues» (Le Rocher 2015).
A LIRE ICI : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/06/03/31003-20160603ARTFIG00381-esperances-banlieues-monsieur-le-president-ne-cassez-pas-les-ecoles-hors-contrat.php

Conférence des évêques de France
Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires. Aujourd’hui, l’épiscopat français entend, par ma voix, exprimer à ce sujet à la fois son inquiétude et ses plus grandes réserves.
Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon :
Communiqué des AFC (Associations Familiales Catholiques)
Communiqué des associations
Les Enfants D'Abord (LEDA),
Choisir d'Instruire Son Enfant (CISE),
Libres d'Apprendre et d'Instruire Autrement (LAIA)
et du Collect'IEF (C'IEF)

Conférence des évêques de France
La ministre de l’Education nationale devrait annoncer jeudi matin 9 juin une réforme des modalités d’ouverture des établissements d’enseignement privés hors contrat. Il s’agirait de substituer un régime d’autorisation administrative préalable au régime actuel de déclaration.
Depuis plusieurs décennies, l’Eglise a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires. Aujourd’hui, l’épiscopat français entend, par ma voix, exprimer à ce sujet à la fois son inquiétude et ses plus grandes réserves.
Les motivations de la réforme envisagée méritent, il est vrai, d’être justement examinées, et notamment la lutte contre la radicalisation. Cette lutte est nécessaire mais pas à n’importe quel prix et certainement pas à celui de la liberté d’enseignement.
Le système actuel de déclaration, pleinement appliqué, et si besoin renforcé, répond d’ores et déjà aux exigences légitimes de contrôle par l’Etat.
Il n’y a donc pas lieu de réformer dans l’empressement et par un biais inapproprié des questions aussi importantes.
Notre pays a besoin d’apaisement quand il doit résister à la violence qui l’assaille. Notre pays a besoin de confirmer son choix des libertés quand son modèle démocratique est contesté. Je crois à la sagesse du « bon sens ». J’en appelle à la responsabilité du gouvernement et de sa ministre de l’Education nationale.
Jean-Pierre Cardinal RICARD,
Archevêque de Bordeaux,
Président du Conseil épiscopal
pour l’Enseignement catholique
Archevêque de Bordeaux,
Président du Conseil épiscopal
pour l’Enseignement catholique
Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon :
Communiqué des AFC (Associations Familiales Catholiques)
Enseignement : Respecter la liberté des familles
Le Ministère de l’Education nationale prépare une réforme visant à modifier le régime d’ouverture des établissements hors-contrat – qui passeraient d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation préalable – et à imposer désormais à ces écoles, ainsi qu’aux enfants scolarisés à la maison, le respect des programmes de l’Education Nationale, à la fin de chaque cycle, en CE2, en 6ème et en 3ème.
Cette réforme aurait deux conséquences :
- limiter la liberté pédagogique des écoles hors-contrat, qui préparent aux divers diplômes nationaux grâce à une large palette d'approches éducatives ;
- limiter la liberté de choix des parents : en effet, toutes les nouvelles écoles privées sous contrat auraient également à se plier au régime de l’autoristaion préalable. L’Etat s’arrogerait ainsi le pouvoir de choisir les critères d’ouverture des écoles privées.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme affirme que « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (Art 26-3). Pour les Associations Familiales Catholiques, la liberté de choix d’une école – qu’elle soit publique, privée sous contrat ou hors contrat ou qu’il s’agisse d’une scolarisation à domicile – est pour les parents, premiers et principaux éducateurs de leurs enfants, un droit fondamental qui ne saurait être limité par l’Etat.
Elles demandent donc que cette réforme soit abandonnée et que la priorité soit effectivement donnée à la mise en oeuvre de l’actuel système de contrôle a posteriori dont on attend qu'il veille à la qualité de l’enseignement et lutte contre les risques de radicalisation des élèves.
Elles seront vigilantes contre toute atteinte à la liberté scolaire des familles.
Communiqué des associations
Les Enfants D'Abord (LEDA),
Choisir d'Instruire Son Enfant (CISE),
Libres d'Apprendre et d'Instruire Autrement (LAIA)
et du Collect'IEF (C'IEF)
A lire ici : http://laia.asso.free.fr/3ascom3.html
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